Si vous voulez savoir comment RéValité est né, voici un aperçu des outils que j’ai utilisés pour le publier en autoédition.

Le crayon et le papier

Pour être exacte, 3 cahiers que j’ai remplis non seulement de l’histoire, mais de plans, de notes, de recherches… J’écrivais l’histoire comme elle me venait, je ne revenais que rarement sur les tournures de phrases ou l’orthographe. C’était mon premier jet, le but était juste d’avancer. Parfois quand des infos me manquaient et que je devais faire des recherches, mais que l’inspiration me tenait, j’annotais juste « à rechercher » ou « synonyme » et je continuais.

Pages

L’écriture :

C’est mon logiciel de traitement de texte par défaut (je travaille sur Mac OS). Je le connais bien et maîtrise les fonctionnalités de mise en page. C’est donc sur lui que je retapais mes écrits. Ça me permettait une première relecture sans avoir à me soucier du formatage puisque j’avais déjà choisi un document avec un style préenregistré pour ebook.

La mise en page :

Comme je le disais, j’avais choisi un document préformé pour ebook. Un livre numérique n’a pas besoin de numéro de page. La table des matières est créée à partir de vos styles (titre, sous titre…). Il faut juste bien formaté le texte et faire attention avec les tableaux et les images.

Attention les notes de bas de pages (transformées en notes de fins) ne sont conservées que pour un contenu redistribuable. Elles seront perdues en mise en page fixe !

Au final, j’ai dû modifier la mise en page pour la version papier, mais c’est resté assez simple vu que le gros du travail était déjà fait.
Ce que j’ai dû faire sur le document original :

  • Créer certains styles supplémentaires, par exemple : quand le Doc, Alliocha ou Adélaïde écrivent, ils ont leurs propres polices de caractère, les émotions sont en italiques…
  • Créer de nouvelles sections à chaque nouveau chapitre. Ça m’a permis de gagner du temps par la suite pour gérer la numérotation des pages.
  • Cocher la case pages opposées pour que les marges internes et externes soient appliquées correctement.

Mes réglages :

Réglages pour un document Pages en autoédition sur Amazon : 15,54x23,46 cm et marges et pieds de page à 1,27 cm sauf marge externe à 1,9 cm
  • Pour Amazon KDP : j’ai dupliqué le document et mis au format 15,54 x 23,46 cm, avec un pied de page et des marges à 1,27 cm sauf pour la marge extérieure à 1,9 cm pour qu’on ait la place de mettre les doigts quand on tient le livre 😉
  • Sur Kobo writing life/Bookelis : le même format, mais avec un ISBN différent, puisque fourni par Bookelis
  • Pour BoD : 15,50 x 22 cm avec les mêmes marges, mais un pied de page à 0,63 cm
  • Pour Lulu : c’est du A5, donc 14,82 x 20,99 cm, et j’ai choisi les mêmes marges et pied de page que BoD

Ajuster les marges m’a permis de diminuer mon nombre de pages et donc mon coût d’impression !

Les recherches :

Google bien entendu, mais aussi synonymo.fr, pour les synonymes comme son nom l’indique.

Des magazines : par exemple, Destination Science, notamment le n°18 (p23 l’article sur la biométrie et les empreintes cérébrales et p 39 l’article sur la technologie CRISPR-Cas9 qui permet de découper des séquences d’ADN).

Des livres : par exemple, Soif de bio de Jean Marc Carité, pour le background d’Adélaïde.

Antidote :

Je ne l’ai acheté qu’après avoir fini d’écrire RéValité. Je crois que jusqu’au bout, je n’étais pas sûre ni de finir ni de vouloir le publier. Mais finalement je m’y suis mise. C’est un outil génial, mais chronophage, surtout quand on corrige tout un manuscrit d’un coup. Il m’a fallu environ une journée par chapitre. Entre les fautes (même s’il n’en restait pas beaucoup après mes dix relectures), les tournures de phrases, trop longues ou trop complexes, et surtout les répétitions… c’était un gros boulot. Pour le prochain, je ferai au fur et à mesure !

Gimp :

Mon logiciel de traitement d’image. Je l’ai utilisé pour la couverture notamment, mais aussi les bannières des réseaux sociaux et améliorer les scans de mes dessins.

Sigil :

Un logiciel qui permet de modifier les fichiers xhtml, css et autres qui composent un document EPUB. Il m’a permis notamment d’intégrer mes polices et améliorer le rendu de l’ebook.

La promotion, l’étape cruciale en autoédition :

WordPress :

Pour réaliser ce site ! Même si je suis webmaster, j’utilise WordPress pour sa rapidité de mise en oeuvre quand on maîtrise l’outil, d’autant que je n’avais pas besoin de fonctionnalités spécifiques. (Pour le QRcode et l’ISBN, j’ai programmé les plug-ins)

Les réseaux sociaux:

Facebook : Pour ma page et les groupes d’auteurs et/ou de lecteurs

Twitter : Je communique sur RéValité et ai découvert une communauté d’auteurs, indépendants ou non, très bienveillante et solidaire

Instagram : Surtout pour partager mes dessins

Babelio et BookNode : de grandes communautés de lecteurs. J’ai créé une page auteur sur chacun de ces sites. À savoir les opérations Masse Critique de Babelio ne sont pas ouvertes aux auteurs autoédités.

SimPlement Pro :

Une plateforme gratuite pour mettre à disposition des influenceurs (blogueur, booktubeur, chroniqueur…) mon service presse, SP pour les intimes. C’est-à-dire mon livre que je leur propose de lire gratuitement contre une critique, une chronique, des commentaires…

Il existe une plateforme payante : NetGalley mais les tarifs ne sont pas vraiment compatibles avec un budget d’autoédition (300€ pour 4 mois)

DIY Book covers

Un site pour créer des bannières et visuel de ses livres en lignes et gratuit.

La publication en autoédition:

Amazon KDP :

Mon premier choix, avant tout pour que la version ebook de RéValité soit disponible sur Amazon. C’est la plateforme de l’autoédition par excellence. J’ai aussi opté pour leur offre d’impression à la demande de la version papier. Le gros avantage, c’est que c’est gratuit.
Pour pouvoir être disponible sur l’offre Kindle Unlimited et proposer mon livre à 0€ pendant quelques jours (pour booster mes ventes), j’ai opté pour entrer dans le programme Kindle Select. Inconvénient : l’ebook doit être proposé en exclusivité sur Amazon. Heureusement l’exclusivité ne concerne pas la version papier !

Kobo Writing Life / Bookelis :

Je n’ai pas choisi l’autoédition pour être dépendante d’Amazon ou d’une quelconque autre plateforme ! D’autant que de nombreux lecteurs lisent des ePub et non sur Kindle. Donc dès que les 90 jours d’exclusivité sur Amazon (pour bénéficier du programme Kindle Select) seront passés, je publierai également l’ebook sur cette plateforme. Comme KDP, c’est gratuit !
Depuis peu, les auteurs Kobo Writing Life bénéficient d’une offre exclusive chez bookelis, pour 49€ au lieu de 156€ votre livre est imprimé à la demande et distribué partout dans le monde dans les librairies francophones partenaires de Hachette Livre.
Astuce : vous n’êtes pas forcé d’attendre que votre ebook soit publié pour bénéficier de l’offre !!!

BoD :

J’ai choisi un contrat éditeur puisque j’utilise mon propre ISBN. Pour 19€ vous pouvez faire imprimer et distribuer votre livre papier. Il sera listé sur le catalogue Dilicom et pris en charge pour la distribution par la Sodis. Les droits sur le titre BOD sont exclusifs donc d’après mon interprétation, il faudra que le livre ait son propre ISBN et qu’il ne soit pas en tout point identique à celui mis sur les autres plateformes. Par exemple, j’ai choisi une couverture en relief au lieu d’un pelliculage brillant et j’ai ajouté des illustrations pour une version « deluxe ».

Lulu :

C’était la première plateforme que j’ai envisagée. C’est gratuit et le livre est référencé dans Google Livres donc intéressant pour l’autoédition. Je n’ai pas gardé uniquement cette option, car les droits d’auteurs sont ridicules une fois toutes les commissions retirées pour toutes ventes hors de la plateforme Lulu en elle-même.

Voici les royalties annoncées (sur la plateforme d’origine et sur le réseau de distribution)

Lulu

5,86€

0,76€

Bookelis

5,96€

2,13€

BoD

5,33€

3,55€

Amazon

4,74€

J’ai donc 3 éditions différentes de mon livre avec 3 ISBN différents, il faudra que je fasse 3 dépôts légaux. (Et bien vérifier que l’ISBN dans mes mentions légales correspondent à celui de la couverture !)


Si vous avez d’autres questions sur ces outils très pratiques pour l’autoédition, posez les en commentaires.